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A Charles Moureau

Femme venue à nous par la première femme
Avec cette douceur à lécher tes petits,
Riche comme la mort, plus creuse que la paille
Dans ce corps si profond agencé comme un nid,

Marché d’hommes, criée du soir, rapide fête,
Condamnée aux amours et de lait se mouillant,
Foire à plaisir soumise aux douze temps des bêtes,
Pourvoyeuse d’oubli, passage des vivants,
N’as-tu rien à prévoir, Porte des voluptés
Pour ce germe jeté qui te cherche et va prendre ?
Toi si douce à toucher par les longs soirs d’été,
N’as-tu pas la raison te pleurant dans le ventre ?

Ce que tu vas tenir plus tard dans l’air du monde,
Lié à toi, le temps qu’on te coupe de lui,
Sais-tu qu’il est gibier dès que tes flancs le donnent
Et que des morts vont naître aux hasards de ton lit ?

***

Tableau :  Tamara de Lempicka, Andromède.

Ce que j’écris :

La phrase qui tue :

Peu m'importe.
Peu m'importe quoi ? Je ne sais 
pas ; peu m'importe.
                    Fernando Pessoa

Classement par auteurs

Haïku !!!

Sans savoir pourquoi
                     j'aime ce monde
   où nous venons mourir___

                 Natsume Sôseki

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