You are currently browsing the daily archive for 16 mai 2010.

Je n’étais rien, ou bien quelque chose qui s’en rapproche,
J’étais vain et c’est bien c’que contenaient mes poches,
J’avais la haine, un mélange de peur, d’ignorance et de gêne,
Je pleuvais de peine, de l’inconsistance de ne pas être moi-même.
J’étais mort et tu m’as ramené à la vie,
Je disais « j’ai, ou je n’ai pas » ; tu m’a appris à dire « je suis »,
Tu m’as dit : « le noir, l’arabe, le blanc ou le juif sont à l’homme ce que les fleurs sont à l’eau »…

Oh toi que j’aime, eh toi, que j’aime.
J’ai traversé tant d’avenues, tellement attendu ta venue
Qu’à ta vue, je ne savais plus si c’était toi, si c’était moi
Si c’était toi, Eh, toi que j’aime je crée ton nom
Dans le désert des villes que j’traversais car
Sûr de ton existence, je savais que tu m’entendrais…
Eh, toi, que j’aime, Oh, toi… que j’aime

Je n’étais rien, ou bien quelque chose qui s’en rapproche,
J’étais vain et c’est bien c’que contenaient mes poches,
J’avais la haine, un mélange de peur, d’ignorance et de gêne,
Je pleuvais de peine, de l’inconsistance de ne pas être moi-même.
J’étais mort et tu m’as ramené à la vie :
Je disais « j’ai, ou je n’ai pas » ; tu m’a appris à dire « je suis »,
Tu m’as dit: « le noir, l’arabe, le blanc ou le juif sont à l’homme ce que les fleurs sont à l’eau »…

Oh, toi que j’aime et toi, que j’aime
Ni la rue, ni les drames, ne m’ont voilé à ta vue
Même au plus bas, même quand j’disais que tout était foutu!
Je t’aimais comme si je te voyais,
Car si je ne te voyais pas, je savais que j’étais vu par toi,
Eh, toi que j’aime… Tu es un lion et ton coeur est un soleil,
L’ultime secours de ceux perdus dans leur sommeil,
Eh, toi, que j’aime, Oh, toi… que j’aime

Je n’étais rien, ou bien quelque chose qui s’en rapproche,
J’étais vain et c’est bien c’que contenaient mes poches,
J’avais la haine, un mélange de peur, d’ignorance et de gêne,
Je pleuvais de peine, de l’inconsistance de ne pas être moi-même.
Tu es, tu es l’alchimiste de mon coeur
Eh, toi, que j’aime, Oh, toi… que j’aime,
Eh…. oh, toi que j’aime…

***

Abd Al Malik, « L’Alchimiste », album Gibraltar, 2006

Publicités

Ce que j’écris :

La phrase qui tue :

Peu m'importe.
Peu m'importe quoi ? Je ne sais 
pas ; peu m'importe.
                    Fernando Pessoa

Classement par auteurs

Haïku !!!

Sans savoir pourquoi
                     j'aime ce monde
   où nous venons mourir___

                 Natsume Sôseki

Articles les mieux notés

mai 2010
L M M J V S D
« Avr   Juin »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Un petit sondage

Archives

google-site-verification: google2f13a981018fddfc.html
Publicités
%d blogueurs aiment cette page :