You are currently browsing the daily archive for 23 octobre 2010.

Ce sonnet parle de Clairac, la ville natale du poète, qui a été dévastée au début du XVIIe, à la reprise des guerres de religion du siècle précédent.

Sacrés murs du Soleil où j’adorais Philis,
Doux séjour où mon âme était jadis charmée,
Qui n’est plus aujourd’hui sous nos toits démolis
Que le sanglant butin d’une orgueilleuse armée;

Ornements de l’autel qui n’êtes que fumée,
Grand temple ruiné, mystères abolis,
Effroyables objets d’une ville allumée,
Palais, hommes, chevaux ensemble ensevelis;

Fossés larges et creux tout comblés de murailles,
Spectacles de frayeur, de cris, de funérailles,
Fleuve par où le sang ne cesse de courir,

Charniers où les corbeaux et loups vont tous repaître,
Clairac, pour une fois que vous m’avez fait naître,
Hélas! combien de fois me faites-vous mourir!

Ce que j’écris :

La phrase qui tue :

Peu m'importe.
Peu m'importe quoi ? Je ne sais 
pas ; peu m'importe.
                    Fernando Pessoa

Classement par auteurs

Haïku !!!

Sans savoir pourquoi
                     j'aime ce monde
   où nous venons mourir___

                 Natsume Sôseki

Articles les mieux notés

octobre 2010
L M M J V S D
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Un petit sondage

Archives

google-site-verification: google2f13a981018fddfc.html
%d blogueurs aiment cette page :