Si je puis me permettre, je trouve que Félix Fénéon était un auteur un peu paresseux…

 

Trois ivrognes lyonnais frappaient Mlle Anselmet, gérante d’un café. Son amant intervint, tira, en tua un et l’a blessée.

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« Tenez, je ne vous gênerai plus! » a dit M. Sormet, de Vincennes, à sa femme et à l’amant de celle-ci, et il se brûla la cervelle.

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Chez un cabaretier de Versailles, l’ex-ecclésiastique Rouslot trouva dans sa onzième absinthe la crise de delirium qui l’emporta.

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On était en gare de Vélizy, mais le train roulait encore. L’impatiente Mme Gieger s’est cassé les jambes.

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Un pauvre d’une quinzaine d’années se jette dans le canal, plaine Saint-Denis ; on lui tend une gaule, il la repousse et coule à pic.

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Avec un couteau à fromage, le banlieusard marseillais Coste a tué sa soeur qui, comme lui épicière, lui faisait concurrence.

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Prenant au mot son état civil, Mlle Bourreau a voulu exécuter Henri Bomborger. Il survivra aux trois coups de couteau de son amie.