comme une aile noire j’ai déployé ma chevelure
sur tes genoux.

Fermant les yeux tu as humé son odeur,
et tu m’as demandé alors :

« Dors tu sur des pierres couvertes de mousse ?
Attaches tu tes tresses avec des branches de saules?
Ton coussin est il fait de trèfle ? Ta chevelure est elle si noire
parce que tu y as ecrasé un épais et sombre jus de baies sauvages ?
Quel parfum étrange et frais t’entoures !
Tu sens les ruisselets, la terre, les forêts.
Quel parfum utilises tu ? » Et en riant je t’ai dit :

« Aucun, aucun, aucun !
Je t’aime et je suis jeune, je sens le printemps.
Cette odeur que tu sens est celle d’une chair ferme,
de joues claires et du sang neuf.
Je te veux et je suis jeune, voilà pourquoi j’ai
les mêmes parfums que le printemps !  »

***

Traduction de Racbouni