Il est clair que le monde est purement parodique, c’est-à-dire que chaque chose qu’on regarde est la parodie d’une autre, ou encore la même chose sous une forme décevante.
Depuis que les phrases circulent dans les cerveaux occupés à réfléchir, il a été procédé à une identification totale, puisque à l’aide d’un copule chaque phrase relie une chose à l’autre; et tout serait visiblement lié si l’on découvrait d’un seul regard dans sa totalité le tracé laissé par un fil d’Ariane, conduisant la pensée dans son propre labyrinthe.
Mais le copule des termes n’est pas moins irritant que celui des corps. Et quand je m’écrie : JE SUIS LE SOLEIL, il en résulte une érection intégrale, car le verbe être est le véhicule de la frénésie amoureuse.

Tout le monde a conscience que la vie est parodique et qu’il manque une interprétation.
Ainsi le plomb est la parodie de l’or.
L’air est la parodie de l’eau.
Le cerveau est la parodie de l’équateur.
Le coït est la parodie du crime.

L’or, l’eau, l’équateur ou le crime peuvent indifféremment être énoncés comme le principe des choses.
Et si l’origine n’est pas semblable au sol de la planète paraissant être la base, mais au mouvement circulaire que la planète décrit autour d’un centre mobile, une voiture, une horloge ou une machine à coudre peuvent également être acceptées en tant que principe générateur.

Les deux principaux mouvements sont le mouvement rotatif et le mouvement sexuel, dont la combinaison s’exprime par une locomotive composée de roues et de pistons.
Ces deux mouvements se transforment l’un en l’autre réciproquement.
C’est ainsi qu’on s’aperçoit que la terre en tournant fait coïter les animaux et les hommes et (comme ce qui résulte est aussi bien la cause que ce qui provoque) que les animaux et les hommes font tourner la terre en coïtant.
C’est la combinaison ou transformation mécanique de ces mouvements que les alchimistes recherchaient sous le nom de pierre philosophale.
C’est par l’usage de cette combinaison de valeur magique que la situation actuelle de l’homme est déterminée au milieu des éléments.