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Vivons, ma Lesbie, et aimons-nous,
traitons comme rien tous les propos jaloux
de la trop sévère vieillesse.
Le soleil meurt et reparaît sans cesse;
mais nous, lorsqu’une fois meurt notre flamme éphémère,
il nous faut tous dormir d’une nuit éternelle.
Donne-moi mille baisers, et puis cent,
mille autres, et à nouveau cent,
et encore mille autres, et puis cent…
et par milliers, nous brouillerons si bien le compte
qu’il nous échappera,
et que nul ne pourra nous envier
en apprenant l’étendue du nombre de nos baisers !
Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis.
Soles occidere et redire possunt ;
nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
Dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus invidere possit,
cum tantus sciat esse basiorum.

***

Catulle (87-54 av. JC), Poèmes à Lesbie, V



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Ce que j’écris :

La phrase qui tue :

Peu m'importe.
Peu m'importe quoi ? Je ne sais 
pas ; peu m'importe.
                    Fernando Pessoa

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Haïku !!!

Sans savoir pourquoi
                     j'aime ce monde
   où nous venons mourir___

                 Natsume Sôseki

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