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à Jean COctO OPOETIC quels crimes ne
cOmmet-On pas
en tOn nOm !

Il y avait une fOis des pOètes qui parlaient la bOuche en rOnd
ROnds de saucissOn ses beaux yeux et fumée
Les cheveux d’Ophélie Ou celle parfumée
D’Orphée
Tu rOtes des rOnds de chapeau pOur trOuver une rime en ée
aiguë cOmme des dents qui grignOteraient tes vers
BOuche bée
Puisque tu fumes pOurquOi ne répètes-tu fumée
C’est trOp facile Ou c’est trOp difficile
Les 7 PiOns et les Dames sOnt là pOur les virgules
Oh POE sie
Ah ! Oh !
CacaO

Puisque tu prends le tram pOurquOi n’écris-tu pas tramwée
VOis la grimace écrite de ce mOt bien francée
Le clOwn anglais la fait avec ses jambes
COmme l’AmOur l’Arétin
L’Esprit jalOuse l’affiche du cirque et les pOstures alphabétiques
de l’hOmme-serpent
Où sOnt les pOètes qui parlent la bOuche en rOnd ?

Il faut leur assOuplir les O s.
z
h
enfant
POESIE

***

BLAISE CENDRARS, Sonnets dénaturés, 1923.

Image de Martin Vidberg

Pour une lecture du texte par un vieux baroudeur, cliquez ici

Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut partir

Le monde est plein de nègres et de négresses
Des femmes des hommes des hommes des femmes
Regarde les beaux magasins
Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
Et toutes les belles marchandises

II y a l’air il y a le vent
Les montagnes l’eau le ciel la terre
Les enfants les animaux
Les plantes et le charbon de terre

Apprends à vendre à acheter à revendre
Donne prends donne prends
Quand tu aimes il faut savoir
Chanter courir manger boire
Siffler
Et apprendre à travailler

Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t’en

Je prends mon bain et je regarde
Je vois la bouche que je connais
La main la jambe l’œil
Je prends mon bain et je regarde

Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t’aime

***

in, « Feuilles de route », 1924

« Notre vie est un voyage

Dans l’hiver et dans la nuit

Nous cherchons notre passage

Dans le Ciel où rien ne luit. »

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.

Ce que j’écris :

La phrase qui tue :

Peu m'importe.
Peu m'importe quoi ? Je ne sais 
pas ; peu m'importe.
                    Fernando Pessoa

Classement par auteurs

Haïku !!!

Sans savoir pourquoi
                     j'aime ce monde
   où nous venons mourir___

                 Natsume Sôseki

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