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Qu’est ce que cela ? Prodige ! Mes mains fleurissent.
Des roses, des roses, des roses poussent sur mes doigts
Mon amant me baisa les mains, et en elles,
Oh, grâce ! Des roses ont jailli comme des étoiles.

Et je vais par le sentier en criant le charme à tue tête,
et dans le bonheur le sourire alterne avec les pleurs
et sous le miracle de mon enchantement
se parfument de roses les ailes du vent.

Et les gens qui passent murmurent en me voyant :
« Ne voyez vous pas qu’elle est folle ? Qu’elle rentre chez elle.
Elle dit que des roses ont poussé de ses mains
et elle les va agitant comme des papillons ! »

Ah, bien pauvres les gens qui n’entendent jamais rien à
un miracle de ce genre, qui ne comprennent seulement
que ne naissent les roses que sur les rosiers
et qu’il n’y a de blé que celui des champs de blé !

Qui ont besoin de lignes, de couleur, de forme,
et qui n’admettent que la réalité pour norme.
Qui, quand l’un se prend à dire : « J’y vais avec douceur »
se mettent à la chercher immédiatement.

Qu’ils me disent folle, qu’ils me jettent en cellule,
qu’avec sept clés ils ferment la porte,
qu’ils mettent un chien pour monter la garde,
geôlier rude, geôlier fidèle.

Je chanterai le même chant :  » Mes mains fleurissent.
Des roses, des roses, des roses poussent sur mes doigts »
et toute ma cellule aura la fragrance
d’un immense bouquet de roses de France !

***

Traduction de Racbouni

Erase Una Vez
un lobito bueno
al que maltrataban
todos los corderos

…..

Y había también
un príncipe malo,
una bruja hermosa
y un pirata honrado.

….

Todas estas cosas
había una vez
cuando yo soñaba
un mundo al revés.

Il était une fois
un gentil louveteau
qui était maltraité
par tous les moutons.

….

Et il y avait aussi
un méchant prince
une belle sorcière
et un pirate généreux

….

Toutes ces personnes
étaient une fois
lorsque je rêvais
d’un monde à l’envers

Now I’ve heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Baby I have been here before
I know this room, I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you.
I’ve seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

There was a time you let me know
What’s really going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you
The holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah

You say I took the name in vain
I don’t even know the name
But if I did, well really, what’s it to you?
There’s a blaze of light
In every word
It doesn’t matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah

I did my best, it wasn’t much
I couldn’t feel, so I tried to touch
I’ve told the truth, I didn’t come to fool you
And even though
It all went wrong
I’ll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue but Hallelujah

***

J’ai entendu parler d’un accord secret
Que David jouait pour charmer le Seigneur,
Mais tu ne t’intéresses pas vraiment à la musique, n’est-ce pas ?
Cette chanson se joue ainsi :
La quarte, la quinte,
La tierce mineure diminuée, et la majeure augmentée,
Et voici le roi déchu qui compose  son Hallelujah.

Ta foi était grande, mais tu cherchais une preuve
Tu la vis se baigner sur le toit
Sa beauté et le clair de lune te bouleversèrent
Elle t’attacha
Dans la cuisine, sur une chaise
Elle renversa ton trône, elle coupa tes cheveux
Et de tes lèvres elle fit naître le Hallelujah

Mon amour, je suis déjà venu ici
Je connais cette chambre, j’ai marché sur ce sol
Je vivais seul avant de te rencontrer
J’ai vu ton drapeau sur l’arche de marbre
L’amour n’est pas une marche de victoire
C’est un Hallelujah froid et brisé

A une époque, tu me faisais savoir
Ce qui se passait vraiment ici bas
Mais à présent, tu ne le fais plus, n’est-ce pas ?
Et souviens-toi du temps où j’évoluais en ton sein
Avec la sainte colombe
Tandis que chacun de nos souffles était un Hallelujah

Tu dis que j’ai employé le Nom en vain
Mais je ne connais même pas le Nom
Et si je le savais, pour tout dire, qu’est-ce que ça te ferait ?
Un incendie de lumière
Habite chaque mot
Et peu importe que tu y aies entendu
Le saint Hallelujah ou celui qui a été brisé

J’ai fait de mon mieux, ce n’était pas grand chose
Incapable de sentir, j’ai tenté d’atteindre
J’ai dit la vérité, sans vouloir te tromper
Et même
Si tout a mal tourné
Je me tiendrai debout devant le le Seigneur du Chant
Et je n’aurai sur le bout de la langue qu’un Hallelujah

***

Leonard Cohen – Hallelujah, album Various Positions, 1984 – traduction maison (j’ai fait de mon mieux, c’est pas toujours terrible, mais mieux que les traductions mot à mot qu’on trouve ailleurs non ? en tout cas j’accepte les reproches et les propositions). Je ne peux résister à ajouter en bonus la superbe version de Jeff Buckley, dont les paroles sont cependant différentes à la fin :

Pour les patriarches nostalgiques, un grand tube des années 1270 : 1, 2, 3, 4 musique !

Je muir, je muir d’amourete,
Las! ai mi
Par defaute d’amiete
De merchi.
A premiers la vi douchete;
Je muir, je muir d’amourete,
D’une atraitant manierete
A dont la vi,
Et puis la truis si fierete
Quant li pri.
Je muir, je muir d’amourete,
Las! ai mi
Par defaute d’amiete
De merchi.

***

Je meurs, je meurs d’amourette,
Hélas ! aïe, pauvre de moi !
Car je n’ai pas de petite amie,
Par misère.
Tout d’abord je la trouvai toute tendre ;
Je meurs, je meurs d’amourette,
D’une façon toute violente,
Depuis que je la vis ;
Puis je la trouvai si farouche
Lorsque je la suppliai.
Je meurs, je meurs d’amourette,
Hélas ! aïe, pauvre de moi !
Car je n’ai pas de petite amie,
Par misère.

***

Adam de la Halle, rondeau, « Je muir d’amourete » – traduction maison. Si quelqu’un propose mieux, preuves à l’appui, je prends.

Vu le soin* ménager* dont travaillé* je suis,
Vu l’importun souci qui sans fin me tourmente,
Et vu tant de regrets desquels je me lamente,
Tu t’ébahis souvent comment chanter je puis.

Je ne chante, Magny*, je pleure mes ennuis,
Ou, pour le dire mieux, en pleurant je les chante;
Si bien qu’en les chantant, souvent je les enchante :
Voilà pourquoi, Magny, je chante jours et nuits.

Ainsi chante l’ouvrier en faisant son ouvrage,
Ainsi le laboureur faisant son labourage,
Ainsi le pèlerin regrettant sa maison,

Ainsi l’aventurier en songeant à sa dame,
Ainsi le marinier en tirant à la rame,
Ainsi le prisonnier maudissant sa prison.

***
Joachim Du Bellay, Les Regrets (1558), sonnet XII

– soin : synonyme de « souci ».
– ménager : concerne l’intendance, l’économie, la gestion de la vie quotidienne, fait référence à la profession de Du Bellay, qui était alors intendant à Rome auprès de son oncle et vivait cela comme un exil.
– synonyme de tourmenter ; cf. étymologie : du latin médiéval tripaliare « torturer », de tripalium « instrument de torture à trois pieux » (d’où l’impertinence de la « valeur travail »…).
– Magny est un autre poète français, qui est aussi à Rome.

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I’m too tough for him,
I say, stay in there, I’m not going
to let anybody see
you.

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I pour whiskey on him and inhale
cigarette smoke
and the whores and the bartenders
and the grocery clerks
never know that
he’s
in there.

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I’m too tough for him,
I say,
stay down, do you want to mess
me up?
you want to screw up the
works?
you want to blow my book sales in
Europe?

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I’m too clever, I only let him out
at night sometimes
when everybody’s asleep.
I say, I know that you’re there,
so don’t be
sad.

then I put him back,
but he’s singing a little
in there, I haven’t quite let him
die
and we sleep together like
that
with our
secret pact
and it’s nice enough to
make a man
weep, but I don’t
weep, do
you?

————————————-

Il y a un rossignol bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop fort pour lui
je lui dis
reste là
je ne laisserai personne
te voir

Il y a un rossignol bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je l’arrose de whisky
et de fumée de cigarettes
et les putes, les patrons de bar
et les épiciers
ne sauront jamais qu’il
est là

Il y a un rossignol bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop fort pour lui
je lui dis reste tranquille, qu’est-ce que tu veux, foutre le bordel
en moi
tu veux foutre en l’air mon travail ?
tu veux bousiller mes ventes de livres en Europe ?

Il y a un rossignol bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop intelligent, je ne le laisse dehors
que certaines nuits
à l’heure où tout le monde dort
je lui dis, je sais que tu es là,
alors ne sois pas si
triste

et puis je le fais rentrer
mais il chante encore un peu
à l’intérieur ; je ne laisse presque pas
mourir
et on dort ensemble comme
ça
avec notre
pacte secret
et c’est assez agréable de
faire pleurer un homme, mais moi
je ne pleure pas
et toi ?

***

Traduction S. Druet

Ce que j’écris :

La phrase qui tue :

Peu m'importe.
Peu m'importe quoi ? Je ne sais 
pas ; peu m'importe.
                    Fernando Pessoa

Classement par auteurs

Haïku !!!

Sans savoir pourquoi
                     j'aime ce monde
   où nous venons mourir___

                 Natsume Sôseki

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